Le récit d’Arielle – Chapitre 4

Chapitre 1

Chapitre 2

Chapitre 3

Le fameux chapitre 4.

Celui de mon accouchement. 

Ça m’a pris plus de temps pour l’écrire, car maintenant que j’ai des lecteurs, je retourne les phrases encore et encore dans ma tête, en pensant à tous ces yeux qui me liront.

J’ai dû marquer une pause et me rappeler pourquoi j’écris ce texte, et surtout pour qui je ne l’écris pas.

Je ne l’écris pas pour ceux que ça écoeure, mais qui veulent zieuter pareil. 

Je ne l’écris pas pour attirer l’attention, ni pour étaler ma vie privée sur le Web. 

Comme les chapitres précédents, je l’écris premièrement pour repasser à travers ma propre histoire et mieux me réconcilier avec ce qui m’est arrivé. 

Je l’écris aussi pour la maman qui se sent encore frustrée, choquée, triste ou même traumatisée de ce passage. Je l’écris pour celle qui n’a pas su mettre les mots sur sa souffrance.

Nous sommes beaucoup comme moi. 

Je sais combien c’est réconfortant de lire un récit semblable au sien. C’est pourquoi j’ai décidé de le publier malgré le côté très personnel de mon expérience.

C’est une longue histoire.

Es-tu prête?

Mercredi 12 février 2020

C’est le jour de l’accouchement. 

Nous sommes attendus pour 19h00 à l’hôpital. Le plan est que je dorme toute la nuit avec un genre de tampon (Cervidil) qui fera ramollir mon col afin de pouvoir commencer la provocation au Pitocin le lendemain matin. 

Dans les derniers 72h, j’ai fait de mon mieux pour me reposer, mais j’ai surtout beaucoup cuisiné. Le congélateur est plein plein plein! Du chili, de la sauce spaghetti, de la crème de champignons, une lasagne et un pâté chinois … J’ai même commandé des pâtés au poulet à ma belle-mère!

J’ai eu un traitement d’acupuncture lundi dernier et ce matin aussi, selon les conseils de ma sage-femme. Il semblerait que ça aide à préparer son corps lors d’une provocation. Je mets toutes les chances de mon côté! Je suis aussi allé voir Anne, ma douce chiro au bout de la rue. Elle me fait du bien avec son grand sourire et ses mains rassurantes.

Je fais une dernière brassée de lavage, je m’assure que la maison est squeaky clean et je prépare nos sacs d’hôpital.

Dom et moi décidons de partir d’avance pour souper au restaurant. On souligne notre dernière soirée ensemble avant d’être parents. Quel drôle de sentiment! 

Je me sens comme à la dernière journée d’école au secondaire, quand tous les examens sont terminés. Je me rappelle du sentiment qui m’habitait: << je suis à la veille de vivre une toute nouvelle vie, je n’ai aucune idée à quoi ressemblera mon avenir. >>

Ce même sentiment m’habite à l’heure qu’il est, multiplié par 1000.

Nous sommes immédiatement dirigés vers la salle d’attente lors de notre arrivée à l’hôpital. Nous nous retrouvons dans le même salon des familles où j’ai attendu lorsque je suis rentrée d’urgence il y a trois semaines. 

Cette fois-ci, je suis prête à accoucher!

Mais cette journée-là, y’a des bébés qui naissent au pouce carré. 

L’aile natalité est pleine.

Ce n’est qu’à 22h00 que je rencontre enfin la médecin de garde, qui m’examine et m’indique que mon col est déjà effacé à 80%, et dilaté à 1+. 

Traduction: Je n’aurai pas besoin du Cervidil! 

Cette nouvelle m’encourage. Je suis reconnaissante que mon corps ait débuté une partie du travail par lui-même (merci acupuncture et chiro!).  

Par contre, comme je ne suis pas en travail, je dois attendre l’appel de l’hôpital le lendemain matin pour débuter la provocation au Pitocin. On m’assure qu’une chambre sera disponible.

On repart donc bredouilles…

C’est très étrange de se faire r’virer de bord de son accouchement!

Comme on est à 40 minutes de route de la maison, on décide de dormir chez ma belle-soeur, qui habite tout près.

Jeudi 13 février

Cette nuit-là on dort très mal (bin quin!)

8h00: J’appelle l’hôpital à mon réveil pour savoir s’ils ont de la place. 

<< Toujours pas de place en ce moment. Attendez notre appel. >>

12h30: J’appelle encore, mais toujours pas de chambre disponible. 

13h00: On rejoint ma mère (qui assistera elle aussi à mon accouchement) au  Ben & Florentine et ensuite on va marcher au Costco pour passer le temps (Costco un jour, Costco toujours!). 

16h00: Je commence à douter de pouvoir accoucher aujourd’hui, mais je rappelle encore.

Il y a finalement une chambre de libre!

OHHHHH!!!!

C’est excitant, mais très épeurant tout d’un coup. 

J’ai attendu toute la journée, mais là ça me tente comme pu?!

17h30: On entre dans notre chambre. Je la trouve super grande et je m’y sens bien. On rencontre Julie, une infirmière en or. Elle porte le nom de ma cousine que je considère comme ma soeur. C’est comme un petit clin d’oeil. On se raconte des histoires, ma mère lui raconte même sa conversion. On rit beaucoup. 

Elle m’explique tout ce qui va se passer, on révise mon plan de naissance ensemble. Je l’adore. Elle est très rassurante, j’aimerais l’avoir pour toujours. 

J’apprends par contre que la médecin de garde est … celle que j’ai le moins aimé lors de mes suivis dans les trois dernières semaines. 

Zut. 

C’est une femme froide et qui manque de beaucoup d’empathie. 

Comme j’aimerais être à la maison de naissance… 

19h00: On commence le Pitocin, une forme synthétique d’ocytocine, une hormone naturellement produite par le corps pendant le travail.

Ça me fait peur un peu, j’ai entendu dire que les accouchements provoqués sont parfois plus intenses. 

Je commence à sentir quelques minuscules contractions, mais ça ressemble plus à des petites crampes.

Le moniteur indique qu’elles sont constantes, malgré que je ne les sente pas beaucoup.

On est dans l’attente.

Nuit du jeudi 13 février au vendredi 14 février

22h00: La docteure me demande si on peut percer mes eaux.

Oh! 

Un petit vertige s’empare de moi. 

On le fait ou pas? 

Elle me dit que c’est à moi de décider. 

Je jette un coup d’oeil à ma mère, à Dom, à l’infirmière, cherchant une réponse dans leurs yeux.

Mais c’est à moi de décider, c’est moi qui accouche!

Bon, à quoi bon attendre? 

Ok, go! On y va. 

Ahhh!!! 

Elle sort un espèce de long tube avec un embout pointu en plastique. 

J’ai peur que ça fasse mal. Je prends une grande respiration et … 

Oh mon dieu, ça coule, ça coule, ça coule partout! 

What the fuck, j’avais tout ce liquide-là en dedans de moi? Je mouille trois piqués en quelques secondes. 

Jusqu’à ce qu’Arielle arrive, il y a de l’eau qui sort à chacun de mes mouvements. 

22h30: Je comprends maintenant ce qu’est une vraie, bonne contraction. 

Je comprends aussi qu’est-ce que mes amies voulaient dire par << c’est comme une crampe de menstruation sur les stéroïdes, mais en même temps c’est pas ça pantoute. >>

Je respire à travers chacune d’elles. 

J’essaie, du moins.

Il y a un changement de chiffre et une nouvelle infirmière, Marie-Hélène, arrive. Elle est très douce, parfaite pour m’accompagner à travers chaque respiration. Je me déplace du lit et m’assoie sur le ballon. Je ne me rappelle plus si ça m’a soulagé, mais j’imagine que oui car il me semble avoir passé un bon bout là-dessus.

Je m’agrippe à Dom. 

Ça fait mal.

Il est présent avec moi, vraiment présent. Il me fait des points de pression dans le dos, jusqu’à en avoir mal aux doigts! 

Je suis fatiguée après seulement une heure de contractions. Ça me décourage, sachant qu’un premier accouchement ne se déroule habituellement pas très vite. 

Les contractions reviennent à chaque minute, et le peak de douleur dure 30 secondes.

J’en ai parfois trois de suite, sans vrai relâchement pour me reposer. 

J’ai mal, vraiment mal! 

C’est spécial, accoucher. Tout le monde est là pour te supporter, mais c’est toi qui affronte la tempête. Personne ne peux le faire à ta place. Y’a pas d’autre façon que de passer à travers.

Minuit: L’infirmière me propose le bain. 

OUI. 

L’eau m’a toujours énormément calmée, je suis presque certaine que le bain me soulagera. 

Avant de s’y rendre, Marie-Hélène m’examine pour savoir à combien je suis dilatée.

Je suis à 3! 

Je suis contente de savoir que ça avance. Je souhaite que l’eau aide à faire progresser le travail encore plus. 

12h30: Le bain est prêt. Je dois traverser le corridor.

C’est vraiment pas évident. Je m’arrête pour respirer. 

Une fois dans l’eau, WOW que ça fait du bien. 

Ça m’apporte énormément de détente. J’arrive même à dormir un peu entre chaque contractions. 

Mais plus le temps avance, plus les contractions reviennent avec force. Ma respiration est difficile à contrôler et je lance quelques cris de douleurs. Je n’ai pratiquement plus de répit entre les contractions, et elles arrivent très rapidement sans que je les sente arriver.

Dom me passe le bol en vitesse et je vomis. 

Je lui dis que je tofferai pas encore longtemps. Je songe à l’épidural. 

Je suis fatiguée et ça fait mal, vraiment mal. 

On sort du bain et la traversée du corridor est encore plus pénible qu’à l’aller. 

2h30: À ma grande surprise, il est 2h30 du matin, j’ai passé deux heures dans l’eau! 

*Les prochaines lignes, je peux les écrire grâce à ma maman qui a tout noté, car tout s’est passé tellement rapidement, que j’ai manqué quelques bouts.

2h44: Marie-Hélène m’examine, je suis presqu’à 8!!! 

Rendu là, c’est trop tard pour la péridural, le reste se fera tout seul. 

2h53: Seulement quelques minutes plus tard, je sens mes premières envies de pousser.

3h15: Une nouvelle infirmière vient m’accompagner pendant que Marie-Hélène prends sa pause. 

Drôlement, malgré toute la douceur de Marie-Hélène, là j’avais besoin d’une bonne coach pour m’aider à respirer à travers l’intensité de la poussée. 

Ça pousse de plus en plus et ma respiration se transforme plutôt en petits cris de panique saccadés. 

L’infirmière me dit de ne pas pousser, de plutôt laisser aller et respirer. 

Elle me dit de ne pas pousser, parce que mon col ne doit pas être prêt. Ce qu’elle ne savait pas à ce moment-là, c’est qu’il l’était!

Elle commence à m’énerver. Je lui dis que je fais pas exprès, ÇA POUSSE.

Elle m’examine et comme de fait, je suis dilatée au complet, je peux pousser!

La docteure arrive pour préparer l’arrivée d’Arielle. Elle ne semble pas pressée, comme si elle doute que mon travail se soit passé si rapidement. 

Elle fait le saut lorsqu’elle me voit! 

Go go go! 

Soudainement, l’atmosphère paisible de la chambre se transforme en petit champ de bataille. 

L’équipe change l’angle de mon lit, et la docteure demande à ce qu’on allume toutes les lumières. 

Les néons m’agressent tellement. Après 6 heures dans le noir presque total, je sens ma petite bulle exploser.

Je demande à Dom de mettre une débarbouillette d’eau froide sur mes yeux pour bloquer la lumière. 

C’est le brouhaha, tout le monde est pressé. 

Ça pousse.

<<On voit la tête!!! >>

Quoi? Ma fille arrive? Je vais la voir???

Maintenant?

Dom, voyant la médecin sortir les étriers, demande si je peux accoucher autrement que sur le dos. C’était littéralement la seule position que je ne désirais pas. 

‘’Euh, non’’.

N’a-t-elle pas lu mon plan de naissance? Si oui, pourquoi elle ne me parle pas? Pourquoi elle ne m’explique pas? 

Pourquoi elle ne prends pas au moins le temps de s’excuser et m’expliquer que ce sera impossible d’accoucher comme je le désire? 

Est-ce que c’est si difficile de communiquer avec moi? 

Je ne peux faire autrement qu’accepter et je me parle intérieurement.

You can do this!

Avec le recul, ce petit moment où j’ai dû m’abandonner à cette médecin qui a fait fi de ma seule demande, fait partie de ceux qui m’ont le plus traumatisé.

Devoir faire confiance à quelqu’un en qui je n’ai pas confiance. 

Je suis trop fatiguée pour me battre. 

Évidemment qu’on ravale nos désirs les plus profonds lorsqu’on est sur le dos, les jambes écartées, les pieds dans les étriers.

Ce n’est pas la position qui donne le plus de confiance en soi. 

Tu ravales et c’est tout. 

3h50: La poussée est, pour certaines femmes, le moment le plus douloureux. Pour moi, c’est libérateur. Je peux enfin faire quelque chose au lieu de subir la douleur. Je peux enfin travailler avec mon corps, pousser avec lui lorsqu’il me le demande.

<< Andréanne, là si je coupe pas tu vas déchirer de partout. >>

L’épisiotomie … 

Un terme qui m’a donné des frissons dans le dos tout au long de ma grossesse.

Complètement vulnérable. Sous les néons. 

Moi qui voulait que ce geste du don de la vie se passe dans la noirceur, la douceur, les chuchotements et le respect de ce moment sacré. 

Moi qui voulait accueillir Arielle dans un environnement semblable à ma bédaine. 

Je repense à cette Andréanne sur ce lit d’hôpital, qui combat et qui est prête à tout pour accueillir son bébé. Malgré toute la merde de sa fin de grossesse, et qui, à la toute fin, doit encore ravaler ses désirs les plus profonds. 

J’ai encore beaucoup de peine pour cette Andréanne qui s’est faite arracher ses souhaits de naissance un par un. 

Tous, jusqu’à l’épisiotomie.

4h06: Après seulement trois poussées, ma petite Arielle est née. Oui, oui, j’ai poussé 10 minutes! 

J’aimerais te dire que la médecin a déposé ma fille sur moi et que j’ai pu voir son visage. Que j’ai pu recevoir ce cadeau après ce marathon. 

Qu’une fois réunis, on a pu avoir un répit et se regarder, apprendre à se connaître, s’aimer. 

Malheureusement, les prochaines heures ne se sont tellement pas passées comme je l’aurais voulu. Elle se sont tellement mal passées, que je pleure encore parfois en y repensant. 

La sortie d’Arielle marque un moment tournant dans cette histoire. Car je pensais que le plus difficile était derrière moi. Mais la tempête était tout droit à l’horizon. 

C’est le bout de l’histoire que j’ai le plus hésité à écrire. 

Parce que c’est pas beau, c’est difficile.

C’est comme si j’avais honte de ne pas être capable de voir le beau à travers le laid.

C’est comme si j’étais gênée de dire que j’ai trouvé ça difficile, parce que d’autres l’ont eu tellement, tellement plus rough que moi. 

Mais non, je l’écris quand même, avec tout les mots dont j’ai envie. 

On revient un peu en arrière. Quelques minutes avant la dernière poussée, je perds déjà beaucoup de sang.

Lorsque la docteure prononce le mot épisiotomie, et qu’elle sort son attirail, Dom commence à avoir le tourni. Il file vers la toilette!

Ma mère prends le relais pour me tenir la main et rester à mes côtés. 

Je pousse une dernière fois et elle est là, elle est là! 

Tout est flou. 

Je ne l’entends pas pleurer. 

Ils la déposent sur mon ventre, face vers le côté du lit au lieu de la mettre dans mes bras, pour que je puisse voir son visage.

Je ne suis pas capable de voir son visage puisque je suis couchée.

Elle ne pleure toujours pas.

C’est ma mère qui coupe le cordon.

Je voulais qu’ils attendent avant de le couper… 

Je supplie l’équipe de la changer de position, pour pouvoir la voir. 

<< Pas tout de suite ça sera pas long. >>

Comment expliquer?

Chaque seconde semble éternelle quand tu donnes la vie et que tu ne peux pas voir le visage de ton petit bébé.

Ma mère a dû prendre une photo avec son cellulaire et me la montrer pour que je puisse voir son visage.

Autour de nous, l’équipe n’est pas affolée, mais presque. 

Du moins, c’est ce que je ressens. 

Je perds beaucoup de sang, l’infirmière doit me faire un massage de l’utérus pour que celui-ci puisse se contracter et arrêter le saignement. 

C’est tout sauf un massage. 

C’est plutôt: me brasser le bas du ventre avec une intensité hors du commun. Après avoir accouché, ce massage-là m’a fait plus chier que d’accoucher en soit, NO JOKE. 

J’apprends que j’ai déchiré au 4e degré, en plus de mon épisiotomie.

Eh boy boy… 

En reparlant avec ma mère par la suite, c’est comme si, pendant tout ce temps, personne ne s’était occupée d’Arielle.

Jusqu’à ce que ma mère intervienne et mentionne à l’équipe qu’Arielle a une petite teinte bleue, et que des secrétions sortent de sa bouche.

Ça fait environ 10 minutes qu’elle est sur moi.

Avant même que je puisse bien voir son visage, ils la prennent et l’apportent à la pouponnière. 

Dom part avec elle. 

On me dit que c’est parce qu’elle ne sature pas à 100%. J’ai appris par la suite que ça veut dire qu’elle ne garde pas son oxygène.

Soudainement, c’est le silence dans ma chambre.

J’ai un soluté dans chaque main, j’ai une dizaine de médicaments dans le corps, la docteure termine de me recoudre et je suis complètement frigorifiée, comme pétrifiée sur mon lit. 

Vendredi 14 février

5h00: Dieu merci que ma mère est là, car à certains moments, sans infirmières, je me serais retrouvée complètement seule. 

La seule chose que je ressens une fois tout le personnel hospitalier parti, c’est un énorme sentiment de vide. 

Vide vide vide.

Bédaine vide.

Chambre vide.

Coeur vide.

J’avais passé 37 semaines accompagnée d’un petit être, et soudainement il n’est pas seulement sortie de moi, mais bien à des kilomètres, à l’autre bout du corridor, en train de se faire toucher par plein de mains autres que celles de ses parents. 

Toutes les mains à part les miennes. 

Mon bébé est parti là-où-les-bébés-vont-mal. 

Et tout mon être, physique et mental, a très mal. 

Sur le coup, je croyais n’avoir rien ressenti.  

Mais ça m’a bel et bien fait très mal car même en écrivant ces lignes quatre mois plus tard, j’ai la gorge nouée. 

J’ai l’impression de ne pas avoir accouché. 

J’ai l’impression de m’être donné tout entier pour terminer un marathon, pour me faire couper les deux jambes à la fin de la course. 

Je veux juste mon bébé. 

6h00: Dom vient me voir pour me montrer des photos de notre cocotte. Ça me fend le coeur, elle est intubée de partout. 

J’ai une douleur à la poitrine qui s’intensifie, qui part de mon coeur et qui traverse jusque dans le dos. 

Je n’arrive pas à prendre une bonne grande respiration. 

Ça me dérange un peu, j’en fait part à l’infirmière. 

Le cardiologue vient me voir, écoute mon coeur et tout semble beau, mais on demande quand même à ce que je passe un rayon X au premier étage. 

Ah merde, vous êtes pas sérieux là… 

Par le temps qu’on m’apporte en bas, ma douleur est passée et je suis en maudit de descendre en bas avant même de voir ma fille à la pouponnière. 

Finalement, rien n’apparaît au rayon X. 

C’était probablement juste une douleur après l’intensité de l’accouchement… ou la manifestation physique de mon coeur qui avait trop mal d’être loin de ma fille! 

On remonte enfin pour que je puisse rencontrer ma petite Arielle. 

La suite, et la fin: Chapitre 5

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