Le récit d’Arielle – Chapitre 5

Chapitre 1

Chapitre 2

Chapitre 3

Chapitre 4

Il est environ 9h00 du matin. Je vais enfin revoir Arielle, cinq heures après sa naissance.

On arrive à la pouponnière, Dom pousse ma chaise roulante jusqu’à son incubateur. Je vis tout au ralenti. Je la vois, avec son respirateur. Toute petite, tellement fragile… Je ne sais pas comment je me sens.

En fait, je ne sens rien. Et ça, ça m’effraie. Beaucoup.

Pas de coup de foudre, pas de lien instantané, pas d’amour explosif.

Juste rien. Ça, et une très grande envie de pleurer.

Mais je me retiens, je n’ai pas envie de pleurer devant les autres familles.

Elle n’est pas encore assez stable pour qu’on puisse la prendre, alors on met nos mains sur elle, à travers les petites portes de l’incubateur.

On passe la journée entre notre chambre et la pouponnière. Ma sage-femme vient m’aider à exprimer du colostrum pour qu’on puisse en donner à Arielle, à la seringue.

Je prends enfin une douche vers midi. Je suis épuisée, je n’ai pas dormi depuis la veille au matin. Vers 19h00 ce soir-là, on a enfin le go, on peut la prendre!

Je me sens nerveuse. Elle est si fragile, encore attachée à toute sorte de fils. J’ai presque envie de dire aux infirmières que je n’ai aucune idée de ce que je fais, que je ne devrais pas pouvoir la prendre.  

Sur moi, en peau à peau, elle me fait du bien. Toute chaude… Une petite boule réconfortante. Ce n’est pas facile de bien la prendre, mais on s’ajuste à travers les tubes. Je suis gênée de vivre ça dans la pouponnière, sans intimité.

Dom la prend aussi. Je le trouve beau, collé avec notre fille. Vers 21h, je cogne des clous malgré qu’Arielle soit dans mes bras. Mon corps n’en peut plus, la fatigue l’emporte. On retourne se coucher à la chambre, et heureusement on ne la partage avec personne. Je dors 10 heures en ligne! J’en avais vraiment besoin pour affronter les prochains jours.

Au réveil, on se dépêche pour retourner voir Arielle. Je me sens mal de ne pas être allé la voir cette nuit. Mais j’étais tellement fatiguée…

En fin d’avant-midi, le pédiatre nous dit qu’il trouve qu’Arielle a un gros coeur.

J’ai envie de lui dire, c’est normal, c’est une Valentine…

Je lui demande qu’est-ce ça signifie.

Il m’explique que selon les scans, il ne semble pas y avoir de problème, mais ça mérite de vérifier si tout est normal. Quelques heures plus tard, on doit la transférer au Children’s, car ici, il n’y a pas l’équipement nécessaire pour faire une échographie du coeur. 

Entre-temps, j’obtiens mon congé de l’hôpital. Lorsque les ambulanciers viennent la chercher, on m’apprend que je ne pourrai pas embarquer avec elle.

Pardon?!

<< C’est comme ça maintenant, les nouvelles ambulances ne permettent pas d’accompagnateur, l’incubateur prend trop de place. >>

C’est qui l’épais qui s’est dit que c’était une bonne idée, ça, hein?

Je suis tellement choquée, triste, le coeur en miettes. Tout en moi crie, mais je n’ai pas l’énergie de me battre. Ma petite Arielle… Qui fera un long voyage jusqu’à Montréal, avec des inconnus, et sans sa maman. Je parle à Dieu, je lui demande d’aller s’asseoir à côté d’Arielle dans l’ambulance, à ma place.

Arielle quitte.

Mon coeur fend.

Seulement 24h après avoir accouché, encore très amochée, on embarque dans la voiture, direction Children’s… Décidément, j’aurai fait la tournée des hôpitaux cet hiver.

Enfin arrivés, je suis extrêmement nerveuse. À l’accueil, on nous dit que l’équipe médicale est en train de placer Arielle dans la chambre et qu’on doit attendre avant de pouvoir y aller. Je ne comprends pas. Je pleure dans la salle d’attente. Je crois que ça a pris 15 minutes mais j’ai trouvé ça interminable.

Dans sa chambre, on nous apprend qu’elle n’a plus besoin de support pour respirer! C’est une excellente nouvelle. On peut la débrancher et j’allaite pour la première fois. Je n’ai franchement aucune idée si elle tète bien. 

Son échographie se passe bien, la technicienne détecte un minuscule petit trou qui est très normal et se refermera tout seul avec le temps. L’équipe est très rassurante. On doit quand même rester pour la nuit pour bien monitorer Arielle.

Je n’exagère pas en disant que ça été la pire nuit de ma vie, et de loin.

On se rend compte que les chambres ne sont pas du tout aménagées pour les parents. C’est une unité où les bébés restent habituellement longtemps, et où les parents viennent le jour et partent la nuit.

Mais moi, j’ai accouché hier matin.

Y’a pas de lit dans la chambre, juste un fauteuil. J’essaie d’expliquer aux infirmières que j’ai besoin d’un lit, d’une douche, de repos. Elles sont compatissantes, mais m’expliquent que l’unité a été mal conçue et qu’il y a très peu de services pour les parents.

Même si j’ai eu mon congé de l’hôpital, il y a une grande différence entre être capable d’être chez nous dans mon lit versus passer la nuit sur un fauteuil.

Dom quitte, car on veut qu’il puisse se reposer et de toute façon il n’y a pas de place pour lui. L’équipe de jour quitte aussi, et le chiffre de nuit débute. C’est un jeune infirmier qui s’occupera d’Arielle cette nuit.

Il doit piquer Arielle dans le talon à toutes les trois heures pour vérifier sa glycémie. Et moi j’allaite au 2h30. On doit la réveiller car elle ne demande pas à boire.

Vers minuit, il teste sa glycémie à nouveau et la trouve basse. Arielle ne boit pas vraiment, pas beaucoup, et franchement je n’ai toujours aucune idée si elle prend bien le sein. Je suis seule, avec un infirmier de moins de 30 ans qui, clairement, se sent nerveux juste à me voir allaiter.

Eh boy boy…

Il me dit à ce moment-là qu’on va devoir lui donner de la formule parce que sa glycémie est trop basse. Ça me chambule tout ça, je ne sais pas, est-ce que ça va scrapper mon allaitement? J’ai tellement peur de tout gâcher, je n’ai personne à qui parler, personne qui comprend. Je suis complètement épuisée, à boutte de toute! De mon accouchement, de ce transfert d’hôpital et de ne pas savoir si mon bébé va bien.

Je décide de lui donner un biberon, et elle boit, malgré qu’elle reste assez endormie. Je passe le reste de la nuit à pleurer et essayer de dormir entre les tétées. J’ai besoin que quelqu’un prenne soin de moi, mais il n’y a personne.

Je me sens 100% incompétente.

L’infirmier me stress au maximum, ça le stresse qu’Arielle ne se réveille pas. Il me fait comprendre que ça ne va pas très bien.  

Le temps est long jusqu’aux petites heures du matin, je ne dors pas et je reste angoissée.

Le lendemain matin, je vis un choc.

Une magnifique infirmière souriante entre dans la chambre, et m’annonce que si les résultats des derniers tests sont bons, on pourra repartir chez nous! 

Hein?

J’ai de la difficulté à comprendre, je lui dis que je croyais qu’Arielle allait vraiment mal!

Elle me rassure et me dit que tout va bien, et même qu’elle est surprise qu’on soit ici. Si on compare aux autres bébés sur l’étage, Arielle est un bébé top shape.

Je suis soulagée, mais en colère d’avoir vécu une nuit si horrible à cause d’un infirmier stressé.

Dom arrive pour venir nous chercher. Je suis tellement contente de le voir arriver, avec la coquille, prête à accueillir notre petite fille.

Avant de quitter, l’infirmière nous apprend comment lui donner son bain. C’est un beau moment. J’aurais aimé me souvenir de son nom, car elle m’a marqué.

Elle a été comme un ange sur notre passage.

Peu après notre arrivée à la maison, Fatma (ma sage-femme) arrive. Elle m’aide encore une fois à exprimer du colostrum. Presque 48h après mon accouchement, toujours pas de montée de lait. Arielle est extrêmement difficile à réveiller, mais on y arrive.

Pendant trois jours, le cadran nous réveille aux trois heures.

On doit la déshabiller, changer sa couche, lui souffler dessus, allumer les lumières, chanter, la chatouiller… Tout faire pour qu’elle se réveille. Une fois qu’elle est assez réveillée, je l’allaite. Je trouve ça long. Je ne suis pas certaine qu’elle tète comme il faut, qu’elle boit assez. Je me dis que c’est normal, que les bébés naissants dorment beaucoup.

Au jour 5, ma sage-femme revient pour un suivi.

Je vais toujours me rappeler de son visage lorsqu’elle a vu Arielle.

Je ne savais pas, mais Arielle faisait une jaunisse. Je pensais qu’elle était basanée comme son père…

Fatma reste avec nous toute l’après-midi, et je n’exagère pas lorsque je dis qu’elle a sauvé la vie de ma fille. Elle m’apprend que certains bébés sont tellement fatigués qu’ils ne se réveillent pas pour demander le sein, et que c’est le cas de ma fille. Elle m’apprend aussi que le fait d’avoir été séparés à la naissance a probablement causé le retard de ma montée de lait.

J’éclate, je pleure comme je n’ai jamais pleuré. Je me sens comme la pire merde, la pire mère!

C’est tellement stressant tout ça!

Je croyais que tout allait bien, tandis que c’était tout le contraire. Quand tout le monde te dit de suivre ton instinct maternel, mais que tu es complètement dans le champ, c’est horrible.

Arielle est au maximum du poids qu’elle pourrait perdre après la naissance. Ma sage-femme me donne un plan d’action pour rescaper la situation. Je ne veux même pas penser à ce qu’il serait arrivé si ma sage-femme n’était pas venue me voir. Ça me fait peur.

J’ai vécu les semaines suivantes comme un zombie-robot.

Je ne suis pas gênée de dire que je les ai détestés. Rien à voir avec la romance imaginée d’une maman qui tombe tout naturellement en amour avec son bébé et qui allaite dans un champ de fleur (tsé).

Réveiller Arielle aux trois heures, changer sa couche, la déshabiller, essayer de la réveiller, la mettre au sein, utiliser un DAL (un petit tuyau qu’on met dans sa bouche, pour qu’elle puisse boire du lait en même temps à mon sein, pour l’encourager à téter), compléter avec un biberon, tirer mon lait après chaque boire, huit fois par jour (HORRIBLE), et finalement noter chaque détail dans un tableau : les pipis, les cacas, le temps passé à mon sein, le nombre de millilitres de formule bus.

Tout ça prenait au moins 1h30, parfois 2h. On dormait à coups de 45 minutes à une heure.

Il n’y avait absolument rien de << naturel >>. J’étais juste un robot qui effectuait les tâches que j’avais à faire.

Un vrai cauchemar sans fin.

Je pleurais tout le temps. Je pensais vraiment que j’allais mourir.

J’avais tellement peur de ne pas m’attacher. Le plus difficile était de voir mes proches s’émerveiller devant elle tandis que moi je ne sentais rien.

J’avais envie d’envoyer chier tout le monde qui me disait << Tu vas voir, c’est difficile au début, mais ce ne sera pas toujours comme ça. >>

Je ne les croyais pas.

À travers tout ça, je me trouve une marraine d’allaitement et je rencontre une consultante en lactation au CLSC. Je parle à mes amies mamans. Ce petit système de support sauve ma santé mentale.

À 2 semaines de vie, Arielle tète correctement pour la première fois. Je comprends à ce moment-là, qu’est-ce que c’est de bien téter. Ça me donne de l’énergie pour 1000! Je me rappelle encore super clairement de ce moment!

C’est comme si elle me disait << Lâche pas maman. Je suis fatiguée, mais je vais réussir. >>

À 3 semaines, elle a repris son poids de naissance, et elle a pleuré pour la première fois.

Je sais que pour certains, les pleurs de bébés sont le plus gros irritant des premières semaines. Mais pour moi, ça voulait dire qu’Arielle se battait, qu’elle avait de l’énergie, qu’elle voulait boire. Le son de ses pleurs était comme une douce musique à mes oreilles. Alléluia!

Malgré tout, chaque boire demeurait un combat, et je n’en pouvais plus.

Un soir, j’ai dit à Dom: << Ok. Ça doit changer. >>

Parce que je ne me rappelais pas du tout des dernières semaines. De ses petits doigts, de son mini corps, de ses petites expressions.

Et ça, non.

Ce n’est pas vrai que pour sauver mon allaitement, j’allais sacrifier ces précieux souvenirs avec mon premier bébé. J’étais entêtée à réussir mon allaitement, mais j’avais quand même mes limites.

À 5 semaines, j’ai enfin eu la dompéridone, un médicament qui promouvoit la production de prolactine, l’hormone responsable de la production de lait.

À partir de là, le vent a tourné.

Je me suis beaucoup écouté à travers tout ça. Toutes les fois où j’ai décidé de continuer, je l’ai fait pour moi et Arielle, pas par culpabilité ou peur du jugement. Chaque fois que je voulais abandonner, un petit quelque chose s’améliorait.

Pendant que le Québec au complet dessinait des arcs-en-ciel et criait << ça va bien aller >>, moi je vivais chaque journée comme un combat. J’ai pris chacun de ces << ça va bien aller >> pour moi. Lorsque je sortais marcher, et que je voyais les arcs-en-ciel dans les fenêtres, j’avais les larmes aux yeux.

J’en avais tellement besoin.

À 6 semaines, j’ai pu diminuer le nombre de séance de tire-lait (enfin!). Je détestais cette machine, et je la déteste encore. Je tirais à peine 15ml par seins, en 20 minutes. C’était loin d’être assez pour pouvoir donner des biberons avec mon lait seulement. Totalement décourageant.

Vers 8 semaines, j’ai commencé à faire confiance à Arielle, à l’écouter. J’observais ses petits signes de faim et de satiété. J’étais tellement habituée de noter chaque détail, j’avais vraiment peur de ne plus savoir. Combien de millilitres? À quelle heure? Depuis combien de temps?

Mes amies m’ont encouragé à écouter mon bébé. Que c’était comme ça, habituellement. Pas de tableau, pas de prise de note à tout bout de champ.

Juste maman et bébé.

Maintenant qu’elle avait pris un peu de poids, et qu’elle commençait à être un tout petit peu plus éveillée, je pouvais lui faire confiance.

On a fini par s’apprivoiser.

Et un jour, plus de biberon du tout. Elle buvait toute seule, et assez, comme une grande.

J’étais tellement fière de moi, et d’elle! J’étais fière de m’être écouté. D’arrêter l’allaitement ou de continuer, il n’y avait pas de bonne ou de mauvaise décision. En autant que je m’écoutais.

Arielle s’est autant battu que moi. Mon petit lion de Dieu. Chaque fois que j’ai voulu abandonner, elle me donnait un petit quelque chose auquel me raccrocher, pour continuer à me battre.

Maintenant, ma petite puce a presque 7 mois, déjà.

C’est le bébé le plus joyeux que j’ai vu de ma vie.

Elle sourit, toujours toujours.

Elle ne pleure pratiquement jamais, et elle dort bien.

Notre histoire d’allaitement s’est terminée vers 6 mois, lorsqu’elle a commencé à avoir beaucoup plus faim, et qu’elle se fâchait au sein. Pour une fois qu’Arielle exprimait sa faim, je n’allais pas l’empêcher de compléter avec de la formule!

Arrêter l’allaitement a été une libération. Je n’ai jamais vraiment trouvé le moyen d’aimer ça, et aujourd’hui je savoure la liberté que ça me donne de pouvoir partir quelques heures sans elle.

Maintenant, je me rappelle de nos journées, et c’est tellement doux.

Lorsqu’elle est dans mes bras, je suis attentive à tous les détails.

Un minuscule pli de paupière.

Une nouvelle rondeur de joue.

Des petits doigts en boudins.

L’intensité du bleu de ses yeux.

J’écris ces dernières lignes dans un chalet à Baie St-Paul. Nos premières vacances en famille.

La preuve que je ne suis pas morte. Que non seulement je suis en vie, mais que je suis VIVANTE! Je suis encore là, moi, Andréanne, complète, joyeuse et pétillante.

Je n’ai rien perdu en devenant maman, bien au contraire. Ma vie ne s’est pas arrêté, finalement.

C’est ÇA, la vie!

J’ai lu récemment : Motherhood is harder than I thought, but also a lot better!

C’est exactement ce que je ressens.

Je l’aime tellement, ma petite Arielle. Je pourrais écrire que je l’aime à l’infini et ce ne serait pas assez. Je ne pensais pas que ce serait aussi intense, beau, explosif, fusionné, renversant, émouvant!

Des fois je la regarde et je n’en reviens pas qu’elle était en moi. Que ces beaux grands yeux, ce sont ceux de ma fille.

La mienne.

Ce n’est plus une étrangère.

Je sais tout d’elle, et ça me comble de bonheur.

Ma fille, qui sera toujours ma fille, peu importe ce que la vie nous réservera.

Ma fille, qui lira un jour ce texte et, peut-être, aura un minuscule aperçu de tout l’amour que sa mère a envers elle.

Ma fille, Arielle.

Cette histoire, c’est la tienne, la mienne.

La nôtre.

Je t’aime.

Pendant mon séjour à l’hôpital.
L’accouchement.
Ses premières minutes de vie.
Nos premiers moments ensemble.
Au Children’s.
À 4 jours de vie.
À 2 mois.
À 3 mois.
À 6 mois.
Presque 7 mois, à Baie St-Paul.

Je termine en remerciant les 1001 personnes (littéralement) qui ont été des étoiles sur mon chemin pendant ma fin de grossesse et les premières semaines de vie d’Arielle.

Merci à toi mon amour d’être le meilleur.

Merci à toi maman qui m’a accompagné du début à la fin. Toi aussi, t’es la meilleure.

Merci à mon papa d’être venu nous faire à souper, les soirs où nous étions complètement à plat!

Merci à toute ma famille pour votre douceur et votre amour.

Merci à Fatma, ma sage-femme. Quelle femme douce et forte.

Merci aux infirmières et docteurs des trois hopitaux. Vous êtes des héroïnes.

Merci à Mindy, ma marraine d’allaitement, et Hélène, la consultante en lactation la plus badass.

Merci à Élyse, Emmanuelle & Édith. Vous avez aucune idée à quel point vous avez tout changé.

Merci à Jessica, mon amie d’amour qui est venu me nourrir à la fourchette!

Merci à toutes les personnes qui m’ont demandé << Et toi la nouvelle maman, comment vas-tu? >>

Et pour terminer. Merci à Dieu, qui m’a plus d’une fois démontré son grand amour pour moi et pour Arielle. Merci pour tous les miracles. Surtout ceux du quotidien.

xo

2 commentaires sur « Le récit d’Arielle – Chapitre 5 »

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