Le petit guide positif des réseaux sociaux

J’ai eu mon premier cellulaire à l’été de mes 16 ans.

Je me rappelle d’un soir, où juste avant de me coucher, j’ai ouvert l’application Youtube et j’ai cliqué sur un tutoriel de nail art. Quand j’ai terminé la vidéo, Youtube m’en a proposé une autre. Alors je l’ai écouté. Et une autre, et une autre, et une autre. Jusqu’à ce que j’enfile trois heures de visionnement sans même m’en apercevoir. J’ai fermé mon cellulaire à 2 heures du matin, un peu étourdie par l’écran lumineux et toute cette information que mon cerveau venait d’engloutir.

C’était la première fois que je tombais dans un rabbit-hole, mais pas la dernière. Je me doute que toi aussi, tu as déjà vécu quelque chose de semblable, sur Netflix ou Instagram.

Dans les dernières années, j’ai eu le sentiment horripilant que ce petit objet que je tiens plusieurs heures par jour, que j’apporte partout où je vais, était en train de me pourrir la vie. 

Je ne passais plus mes soirées à lire, écrire ou dessiner. Je scrollais. J’avais un peu le vertige en pensant à toutes les heures passées devant ce petit écran. En même temps, j’appréciais de garder contact avec ma famille et mes amis. Encore aujourd’hui, je me sens plus proche de mes amies à qui je peux envoyer un ou deux textos quotidiennement, surtout en temps de pandémie. J’ai même appris à cuisiner sur Youtube, au grand dam de ma mère. Y’a pas que du mauvais là-dessus! 

On est quand même la première génération qui cohabite avec cette bibitte-là et je ne pense pas qu’il faut la démoniser. Il faut plutôt s’éduquer, être à l’écoute de soi, et établir certaines limites, comme avec n’importe quoi. 

Une phrase qui m’a beaucoup marqué, et motivé, au début de ma réflexion sur le sujet: 

Nous sommes ici pour créer, et non consommer. 

Ici, le mot créer n’est pas seulement défini par son sens artistique: créer c’est tout simplement faire quelque chose, au lieu d’absorber de l’information. Cuisiner, faire du sport, écrire, lire un livre, fabriquer un meuble, name it!

Avec le temps, j’ai appris à être sensible à ce que le scrollage déclenche en moi (comparaison, culpabilité, lâcheté), et j’ai défini quelques règles qui m’aident à être bien avec mon cellulaire. 

J’ai rassemblé toutes mes tactiques ici, dans Le petit guide positif des réseaux sociaux. Pourquoi positif? Parce que je crois sincèrement que ces plateformes peuvent avoir un grand impact – qu’il soit négatif ou positif. 

C’est à nous de choisir. 

CONSOMMER DU CONTENU POSITIF

Quand vient le temps de scroller, je veux que ça soit positif, éducatif, drôle ou inspirant. Le bouton unfollow est un peu mon meilleur ami, et je fais le ménage très souvent. 

Je suis hyper-sensible à la façon dont je me sens lorsque je consulte le contenu de quelqu’un:

  • Je ne suis pas les gens avec qui je me compare trop 
  • Je ne suis pas une personnalité publique juste parce que je la trouve belle 
  • Je m’assure que cette personne m’apporte de la valeur

Dans les comptes que je suis, on retrouve autant Matt Duff et ses niaiseries, qu’une thérapeute pour enfants, des blogueuses culinaires, Lady Gaga ou des nutritionnistes anti-diètes. Ce sont des personnes que j’aime suivre parce qu’elles me font sourire, m’apprennent quelque chose ou m’inspirent. 

Je ne suis pas abonnée à des compagnies (ou très, très peu), parce que ça me pousse à magasiner en ligne et à vouloir dépenser pour un item dont je n’ai pas besoin. 

Et oui, paroles d’une fille qui développe son entreprise en ligne! 

PARTAGER DU CONTENU POSITIF

Une de mes missions de vie est d’être une lumière partout où je vais (salut l’intense!) Ça, ça inclus aussi les réseaux sociaux.

Lorsque je publie, je me pose ces questions:

  • Est-ce que c’est positif?
  • Est-ce que je peux aider quelqu’un?
  • Est-ce que ça va faire sourire?
  • Est-ce que je suis en train de chialer?
  • Est-ce que je veux juste de l’attention?
  • Quel est mon état mental?

Ah oui et, les monologues, on oublie ça. 

(J’ai remarqué que les gens qui nous suivent nous ressemblent, et à moins d’avoir une très grande audience, la plupart ont la même opinion que nous. C’est donc rare que j’exprime une opinion sur un sujet controversé, parce que ça revient à faire un monologue: tout le monde te réponds << OUI JE SUIS D’ACCORD AVEC TOI >> et personne n’est là pour te faire réfléchir. Bien souvent, j’ai envie de dénoncer quelque chose, mais est-ce que ça va réellement changer la situation, ou juste me donner l’air de quelqu’un de bien? J’dis ça, j’dis rien. Fin de l’énorme parenthèse). 

ÉTEINDRE LES NOTIFICATIONS

Et bam, je viens d’en perdre plusieurs! Non mais sérieusement, on est tellement dans l’instantané et le FOMO (fear of missing out), qu’on ne se rend même plus compte que nos cellulaires nous dérangent 20, 40, 60 fois par jour! 

C’est moi qui décide du moment où je vois mes notifications, pas mon cellulaire. Maintenant, je vire presque folle quand j’entends le ding-ding incessant du cellulaire de quelqu’un d’autre. 

LIMITER SON TEMPS D’ÉCRAN

Ça m’a pris beaucoup de temps pour arriver à cet objectif, mais je ne regarde plus mon cellulaire en me levant, ni en me couchant. 

Avant, il dormait à côté de moi sur ma table de chevet, à moins de 30 cm de mon visage. Si c’est ton cas en ce moment, je sais que t’as l’impression de ne pas pouvoir faire autrement, ni t’endormir sans, mais c’est tout à fait possible.  

J’ai retrouvé mon amour pour la lecture le soir, et mes petites routines matinales tranquilles. C’est con, c’est tellement normal, et pourtant ça fait un bien immense. 


Si un jour Arielle me demande c’est quoi les réseaux sociaux, je vais surement dire quelque chose comme: y’a rien de mal là-dedans, c’est juste que l’essentiel de la vie, c’est pas là-dessus. C’est cool, c’est l’fun et divertissant, mais c’est pas l’essentiel. 

Amuse-toi, mais oublie pas d’aimer en vrai, d’écrire des vraies lettres, de high-fiver quelqu’un en vrai et de rire autrement qu’en écrivant LOL. 

Voici deux petites ressources si tu as envie de poursuivre la réflexion:

  1. Alexandre Champagne & Emmanuelle Parent ont créé la fondation Le C.I.EL., (le Centre pour l’Intelligence Émotionnelle en Ligne). Un outil BRILLANT, pour le bien-être numérique et médias sociaux positifs. C’est certainement un compte à suivre. Oui oui, suis-le ce compte-là, it’s a good one! 
  1. Si tu veux diminuer ton temps d’écran dès maintenant, ou simplement être conscient.e du temps passé sur les réseaux sociaux, il existe des applications très pratiques pour ça. J’utilise Digital Wellbeing de Samsung, et il y a Screentime pour Apple. Je peux choisir le temps alloué pour chaque application, et voir le bilan de ma dernière semaine.

À bientôt!

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